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miércoles, 28 de abril de 2010

L'Europe et le FMI manœuvrent pour éviter la contagion de la crise grecque

L'Europe et le FMI manœuvrent pour éviter la contagion de la crise grecque

Face à la menace d'un défaut de paiement grec qui ébranle la zone euro et les marchés, les responsables européens et du FMI ont cherché, mercredi 28 avril, à accélérer le déblocage de l'aide nécessaire à la Grèce, en mettant notamment l'Allemagne sous pression. Il y a une "absolue nécessité pour l'Allemagne de décider rapidement", a estimé le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ajoutant que les négociations devraient aboutir dans les prochains jours. "Parce que la Grèce fait partie de la zone euro, à cause du système de solidarité au sein de la zone euro, c'est la confiance dans la zone euro qui est en jeu"", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI. Les deux responsables avaient fait le déplacement à Berlin pour convaincre les parlementaires allemands de l'urgence d'aider la Grèce.La Grèce a refusé de prévoir de nouvelles coupes salariales demandées par la Commission européenne, le FMI et la BCE, pendant les discussions à Athènes avec le gouvernement grec, a annoncé, mercredi 28 avril, le ministre de l'emploi, Andréas Loverdos."L'essentiel des discussions (avec le FMI et les Européens) concerne la politique salariale, le 13e et le 14e mois touchés par les Grecs ; ils nous ont demandé leur suppression, ce que nous n'acceptons pas", a indiqué M. Loverdos, cité dans un communiqué.
Dans un premier train de mesures d'austérité adoptées en mars, le gouvernement grec avait déjà supprimé plusieurs primes et la quasi-totalité du 14e mois de salaire dans le secteur public. Le 14e mois de salaire en Grèce est versé sous forme de primes touchées au moment des fêtes de Pâques et des vacances d'été.
La zone euro est-elle menacée d'éclatement ? Car après le Portugal, l'Espagne a été fragilisée à son tour, mercredi, par la dégradation de la note de sa dette par l'agence financière Standard & Poor's. Si avec une note de "AA" l'Espagne reste un pays financièrement sûr, le risque de contagion de la crise grecque à l'ensemble de la zone euro, notamment aux pays très endettés comme le Portugal et l'Espagne, obsède les marchés.
Le plan d'aide à la Grèce de la zone euro et du FMI prévoit pour le moment un apport de 45 milliards d'euros pour 2010 (30 milliards de la part des pays de la zone euro et 15 milliards du FMI). Après une journée noire mardi, les dirigeants européens et du FMI ont donc multiplié les initiatives pour enrayer la panique sur les marchés, à commencer par la convocation d'un sommet européen, sans doute le 10 mai.
ÉTEINDRE L'INCENDIE
Décidé à éteindre l'incendie, le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a affirmé mercredi matin que l'Union européenne, la Commission et la BCE étaient "déterminées à garantir la stabilité de la zone euro". La Commission européenne a fait, elle, état de "progrès rapides" dans les négociations, prévoyant de rendre son avis sur la requête grecque "dans les prochains jours".Le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, a de son côté confirmé que son gouvernement envisageait de faire adopter dès le 7 mai une loi pour approuver le versement de l'aide de l'Allemagne, estimée à 8,4 milliards d'euros cette année.La chancelière Angela Merkel, qui s'est longtemps cabrée contre un soutien à la Grèce, notamment en raison d'une échéance électorale régionale importante pour son camp le 9 mai, semble avoir pris en compte les pressions des responsables européens. "De toute évidence, les négociations en cours entre le gouvernement grec, la Commission européenne et le Fonds monétaire international doivent être accélérées", a-t-elle déclaré mercredi. Elle a ajouté avoir bon espoir de voir les discussions sur l'aide à la Grèce se conclure dans les prochains jours.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/04/28/la-dette-grecque-ne-sera-pas-restructuree_1343692_3214.html#ens_id=1268560

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