Une république noire marquée par la violence depuis ses origines
Le tremblement de terre du 12 janvier 2010, et ses conséquences extrêmement brutales, ouvre un nouveau chapitre de l'histoire de la première république noire - proclamée en 1804 - marquée par la violence depuis ses origines.
Traite négrière et esclavage : Haïti est née dans la souffrance et la cruauté. L'insurrection des esclaves à partir de 1791, la guerre d'indépendance menée par Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, et la déroute du corps expéditionnaire envoyé par Napoléon pour rétablir l'esclavage ont fait des dizaines de milliers de morts.
La violence a continué au XXe siècle. L'occupation d'Haïti par les troupes américaines, de 1915 à 1934, a été marquée par la sanglante répression de l'insurrection des Cacos, menée par Charlemagne Péralte. Le bilan est d'au moins 13 000 morts.
A partir de 1957, François Duvalier, "Papa Doc", a mis en place une dictature sanguinaire, s'appuyant sur la milice des volontaires de la sécurité nationale : les "tontons macoutes". Les mulâtres ont été persécutés au nom du "noirisme". Des dizaines de milliers d'Haïtiens ont été contraints de s'exiler en Amérique du Nord, en Europe ou en Afrique.
Les espoirs de démocratisation après la chute de "Baby Doc" (Jean-Claude Duvalier, le fils de François), en 1986, ont été déçus. Coups d'Etat et massacres se sont succédé et la population a continué de s'enfoncer dans la misère malgré les promesses d'aide internationale.
Symbolisant l'espoir des plus pauvres lors de son élection à la présidence, le 16 décembre 1990, le curé des bidonvilles, Jean-Bertrand Aristide, a été renversé par un sanglant coup d'Etat militaire neuf mois plus tard. Nouveaux "tontons macoutes", les "attachés" ont massacré ses partisans.
Réélu en 2000 lors d'un scrutin marqué par une abstention supérieure à 90 %, Aristide s'est allié aux cartels colombiens de la cocaïne pour compenser la suspension de l'aide internationale. Il a armé les organisations populaires transformées en "chimères" (gangs mafieux) pour réprimer l'opposition.
Après son départ en exil, en 2004, il faudra plus de trois ans à la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) et à la police haïtienne pour reprendre le contrôle des grands bidonvilles de la capitale, bases des gangs lourdement armés qui faisaient régner la terreur, multipliant les kidnappings, les tortures, les viols et les assassinats.
Jean-Michel Caroit
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/01/27/une-republique-noire-marquee-par-la-violence-depuis-ses-origines_1297192_3222.html#ens_id=1297200
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