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miércoles, 27 de enero de 2010

Haïti veut prendre en main sa reconstruction


Haïti veut prendre en main sa reconstruction

Examinée lundi à Montréal, l'aide internationale devrait s'étendre sur cinq à dix ans.
«Les premiers responsables de ce qui doit se faire en Haïti mardi et mercredi, ce sont les Haïtiens» : le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, avait été très clair, à la veille de la première conférence sur la reconstruction de l'île sinistrée, qui s'est tenue lundi à Montréal. Il l'a répété dans son discours d'ouverture : «L'État haïtien est au travail dans des conditions précaires mais il est en mesure d'assurer le leadership que la population attend de lui.»
Dévastée, l'île aura besoin d'un soutien international «massif à moyen et à long terme», que Jean-Max Bellerive a appelé de ses vœux, devant les chefs de la diplomatie d'une quinzaine pays, dont Hillary Clinton et Bernard Kouchner, ainsi que les représentants de l'ONU et de plusieurs organisations internationales. Il a estimé à quatre ou cinq ans le temps nécessaire pour retourner à la situation d'avant le séisme. Le premier ministre canadien, Stephen Harper, qui est également intervenu lundi, a estimé que «que dix années de dur travail nous attendent en Haïti». Dans l'immédiat, «la priorité absolue est de satisfaire les besoins vitaux des victimes comme l'eau et la nourriture, abris et soins de santé», a-t-il souligné. Tout en revendiquant pour son pays un rôle pilote dans l'après-séisme, le premier ministre haïtien n'a pas caché que «l'ampleur de la tâche exige que nous fassions plus, que nous fassions mieux et sans doute que nous fassions différemment». Selon lui, «il ne s'agit nullement de revenir (…) à la situation qui prévalait antérieurement».
Le Canada en première ligne
Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, qui présidait la conférence, a assuré son homologue haïtien du soutien de la communauté internationale et souligné le rôle que devrait jouer l'île, y compris dans la préparation de la future conférence des pays donateurs. «Nous devons déterminer avec le gouvernement haïtien des priorités afin d'établir un plan d'action pour le travail à accomplir. Ce plan nous permettra de préparer une conférence internationale fructueuse sur la reconstruction d'Haïti», a dit le ministre canadien.
Le séisme en Haïti a propulsé le Canada sur la scène internationale, compte tenu des liens entre les deux pays. Haïti arrive au deuxième rang des bénéficiaires de l'aide dispensée par Ottawa. La présence canadienne dans l'île est importante. Le Canada comptait plus de 6 000 ressortissants à Haïti avant le séisme, contre 1 400 pour la France. Ottawa doit déployer 2 000 soldats dans l'île. Des effectifs importants pour une armée de taille modeste, dont 2 800 hommes sont déjà déployés en Afghanistan. L'importance de la diaspora haïtienne au Canada, 130 000 personnes, explique cet effort. La gouverneur générale du Canada, Michaëlle Jean, représentante de la reine Élisabeth II à Ottawa, est haïtienne.
Entre la coordination des efforts immédiats pour répondre à la tragédie et la préparation des actions à long terme, la communauté internationale poursuit un double objectif. Lundi, le but n'était pas de recueillir des fonds, mais d'ouvrir des perspectives. Lawrence Cannon a annoncé une conférence des donateurs en mars au siège de l'ONU, à New York, à l'invitation des États-Unis.
http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/26/01003-20100126ARTFIG00009-haiti-veut-prendre-en-main-sa-reconstruction-.php

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