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miércoles, 20 de enero de 2010

HAITI, 21 ENERO


Faut-il abandonner le largage des vivres ?

Huit jours après le séisme, l’aide et les secours parviennent en Haïti, mais ont du mal à être distribués en raison d’une logistique chaotique. Une des façons les plus rapides et efficaces consiste à procéder à des parachutages de vivres par hélicoptère. Cette solution est utilisée depuis ce week-end par les Etats-Unis mais engendre des problèmes, notamment de sécurité. Comme le constate Euronews, si l’armée américaine a renoncé à établir des zones d’atterrissage pour éviter les émeutes, “le largage n’est guère mieux”. Un journaliste de l’AFP raconte avoir ainsi assisté, samedi, à un largage par un hélicoptère américain d’une demi-douzaine de petits cartons de rations alimentaires dans un stade de Port-au-Prince “rempli d’Haïtiens affamés” : “Certains brandissaient une machette pour défendre cette manne providentielle. L’hélicoptère est aussitôt reparti, au grand dam des sinistrés.”
Si d’autres parachutages de vivres ont été organisés en début de semaine, les Etats-Unis ont indiqué, mardi, suspendre pour la journée ce mode de distribution : “Le fait est qu’il faut des troupes au sol pour sécuriser les zones où ces largages doivent être faits et pour éviter une distribution chaotique lorsque l’aide arrive”, a expliqué le général Daniel Allyn, chef adjoint de l’opération américaine en Haïti. Lire la suite de cette note »


Pour Hugo Chavez, les Etats-Unis sont responsables du séisme
S’il est une voix qui s’élève pour “défendre” Haïti contre les intentions impérialistes des Etats-Unis, c’est bien celle du président vénézuélien Hugo Chavez. Celui-ci, qui considère Haïti comme une “terre sainte” de la révolution, a publiquement dénoncé l’envoi de militaires américains en Haïti, alors que le Venezuela s’est engagé à aider de son mieux l’île sinistrée en fournissant du pétrole gratuitement. “Pourquoi envoyer 3 000 soldats armés comme s’ils partaient à la guerre ?, s’est interrogé le dirigeant socialiste lors de son émission radiotélévisée hebdomadaire “Alo Presidente”. Il semble qu’il sont en train de profiter de la tragédie pour occuper militairement Haïti.”
Plus inattendu, M. Chavez soupçonne Washington d’être directement à l’origine du séisme. Selon le quotidien espagnol ABC, la télévision d’Etat vénézuélienne a récemment retransmis des propos du président évoquant “un test de la marine américaine”. Le test en question serait ni plus ni moins celui d’une “arme secrète” capable de provoquer des tremblements de terre. Pour la télévision russe Russia Today, qui s’amuse de la paranoïa vénézuélienne, l’administration du président Chavez est convaincue que cette arme est testée pour être, à terme, utilisée contre l’Iran.
La volonté d’Hugo Chavez de contester le leadership américain dans la gestion de la crise, en allant jusqu’à l’accuser d’être responsable de la catastrophe, s’inscrit dans une tentative de longue haleine du Venezuela d’étendre son influence sur la région Caraïbe.
Avant même le tremblement de terre, Haïti bénéficiait d’accords préférentiels avec le Venezuela sur les hydrocarbures, même si ces derniers ne sont pas assez forts pour garantir à Caracas une véritable influence dans le pays. Depuis 2007, le Venezuela est partie prenante d’un accord de coopération avec Haïti et Cuba, visant à développer des programmes d’intégration entre les trois pays. Principalement destinée à venir en aide à la population haïtienne, cette alliance s’inscrit dans l’optique de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA). Ce traité commercial initié par Chavez en 2005 vise à promouvoir la coopération entre les pays socialistes d’Amérique latine et des Caraïbes face à l’Accord de libre échange nord-américain.
“Cette aide envers Haïti comprend deux volets”, explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), et spécialiste des questions ibériques. “D’une part, le Venezuela alimente un fonds d’assistance médicale, d’autre part, dans le cadre du programme Petrocaribe, le pays fournit des hydrocarbures à un tarif préférentiel.” Les liens sont donc étroits entre les deux pays, comme le révèlent les déclarations du président vénézuélien dénonçant la volonté prêtée aux Américains de profiter de la situation catastrophique pour prendre le pouvoir en Haïti. Lire la suite de cette note »

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